vendredi 15 octobre 2010

SaMulNolI, percussions coréennes

Le SaMulNolI (사물놀이) est une musique de percussions coréennes.
Il y a 4 instruments différents (Sa=4) :
 - le petit gong qui fait un son aigu (Kkwaenggwari)
 - le tambour en forme de sablier (Janggu)
 - le tambour'baril (Buk)
 - le gong (Jing)

petit gong et grand gong


tambours sabliers et tambour'baril

Parfois il y a des petits tambours ou une flute en plus. Ça n'est alors plus vraiment du SaMulNolI, mais du PungMulNolI.

Je connaissais déjà cette musique coréenne avant ce voyage à Pusan car
à Paris j'étais allé à un concert du groupe de Kim Deoksu, grand artiste de SaMulNolI.
 

à Pusan, parc Yongdusan


à Seoul, InsaDong, pendant la Fête des lanternes


à Pusan, parc Geumjeong


Liens concernant le samulnoli :


jeudi 14 octobre 2010

Verdure : ciboule coréenne, petit poireau, feuille de sésame


L'une des spécificités de la cuisine traditionnelle coréenne est la grande quantité de légumes et de feuilles souvent mangées fraiches.

Le "buchu" (부추) est une plante qui ressemble à la ciboule. C'est bon tout simplement frais avec du tofu ou de la viande, ou comme ingrédient de la farce à raviolis.


mon "buchu" quand il était tout jeune

le buchu du marché



Le petit poireau (잔파-janpa) est l'une des 3 sortes de poireaux en Corée avec  le poireau "normal" (comme en France) et l'ognon (étymologiquement "poireau occidental").


petits poireaux, par exemple utilisés pour les pajeon, galettes aux poireaux, spécialité de Dongnae (quartier de l'ancien Pusan)


Les coréens mangent aussi en grande quantité les feuilles de sésame (ce n'est pas la même espèce que le sésame habituel).



mercredi 13 octobre 2010

Assaisonnement aux petites crevettes salées

Cet assaisonnement s'appelle SaeUJeot (새우젓). Il est fait avec de toutes petites crevettes et du sel. Une coupelle de SaeUJeot est souvent posée sur la table pour accompagner les tranches de viande de porc bouilli (Bossam, Suyuk). 

 
Pour assaisonner votre viande, prenez d'abord une feuille de laitue ou de sésame, puis posez une tranche de viande dedans, une petite crevette de SaeUJeot, un peu de kimchi, et éventuellement de l'ail cru ou de l'ognon cru. Enveloppez le tout dans la feuille et mangez.

mardi 12 octobre 2010

Les chaises coréennes


Si on vous propose de vous asseoir et qu'il n'y a aucune chaise a l'horizon, ca ne veut pas forcément dire qu'il y a un problème. Mais si on vous propose une chaise, méfiez-vous, il pourrait s'agir de l'une de ces 2 chaises :

La chaise sans pieds
 chaise pour table basse. Cette chaise n'a pas de pieds, et je ne sais pas ou mettre mes jambes avec cette chaise!



La chaise de torture
 chaise avec pieds mais chaque genou coincé dans une corde avec un bâton que quelqu'un poussera pour vous tordre les genoux. Bon ok, cette chaise n'est plus utilisée. C'était a l'époque ou la chaise était la punition pour les criminels (vol? adultère?).


Les changements que je prévois apres le retour en France


Bientôt le retour en France (à la fin d'octobre). En plus de tous les aspects humains, je m'attends à plusieurs changements lors du retour en France.

Ici le taxi est un moyen pratique et peu cher pour se déplacer. Pratique parce qu'il y en a beaucoup, pas la peine d'attendre plus de 30 secondes, souvent il suffit de lever le bras pour qu'un taxi s'arrête. Et pas cher : 2200 wons les 2 premiers km. Et même la nuit on peut prendre le taxi sans devoir téléphoner pour en appeler un.
Le taxi en Corée c'est aussi celui-la qui connaissait bien la route de notre destination et qui a alors basculé son GPS en mode télé pour ne rien rater de sa série drama en nous conduisant.

Ici on se sent totalement à l'abri du vol, parce qu'il n'y a pas de voleurs. Au début ca étonne de voir les gens poser leur sac ou téléphone, s'éloigner sans crainte et revenir, parce qu'à Paris on ne voit personne faire comme ca. En Corée les commerçants se contentent de cameras "CCTV" pour dissuader. Les statistiques de l'UNODC chiffrent pour 2008 le nombre de "robbery" pour 100000 habitants : 10 en Corée du Sud contre 172 en France.

Pas de problème de drogue non plus en Corée (alcool et tabac mis a part). Le débat des salles de shoot n'est pas d'actualité et aucune affaire Delarue et ses supposés 200 grammes de consommation mensuelle n'est sortie ici; peut-être n'y en aurait-il pas assez pour lui ici? Les statistiques de l'UNODC chiffrent pour 2008 le nombre de “Total Drug-Related Crimes” pour 100000 habitants : 10 en Corée du Sud contre 287 en France.


Par ailleurs, l'image des centres commerciaux n'est pas la même qu'en France. En Corée la qualité de service est un argument important pour faire venir les clients. Une hôtesse répète sa phrase d'accueil pour chaque voiture qui entre dans le parking. Et à l'entrée de l'hypermarché du centre commercial, au moins une personne est la pour souhaiter la bienvenue en s'inclinant. Aussi il y a plus de décoration, plus de personnel dans les rayons, et suffisamment de caissières pour ne pas avoir à attendre plus de 2 minutes. Et la livraison des courses à domicile est gratuite à partir de 30 ou 40 euros d'achat. Je pense que les coréens apprécient le niveau de service de leurs centres commerciaux.

Au retour, l'alimentation aussi va changer. Le poisson et le riz sont ici importants et ont plusieurs mots en coréen. Les coréens ont 2 mots pour notre "poisson" :
  • 물고기 (mulgogi) tant qu'il n'est pas encore question de le manger
  • 생선 (saengseon) dès qu'il devient aliment (cru ou cuit) ou marchandise alimentaire
3 mots pour notre "riz" :
  • 벼 (byeo) quand c'est dans le champ
  • 쌀 (ssal) quand c'est récolté
  • 밥 (bap) quand c'est cuit
Et "riz" est parfois synonyme de "repas" : l'une des manières de demander "tu as pris ton repas?" est "tu as mangé le riz?" (밥을 먹었어?) bien que le riz ne soit pas systématiquement présent dans tous les repas.

Les kakis mous


Les premiers kakis de la saison sont arrivés fin septembre. Ceux que j'achète souvent sont mous et très sucrés.


pour 3000 wons, soit 2 euros

Le tofu coréen (두부 - dubu)


Vous connaissez sans doute déjà le tofu en France, cet aliment fait avec du soja; mais si vous venez en Corée vous pourrez observer que le gout n'est pas exactement le même que les tofus qu'on trouve à Paris. Le tofu coréen a plus de fraicheur dans son gout et pas d'odeur.
Il se mange en soupe, frais, ou frit.

 tofu (du marché de Dongnae)

dimanche 10 octobre 2010

Les étangs Junam Jeosuji a Changweon


A 38 km de Pusan, derrière Gimhae, il y a les étangs Junam Jeosuji. Apparemment ce sont des étangs célèbres pour l'observation des oiseaux migrateurs, mais je n'ai vu que quelques aigrettes et une famille de canards au loin. Je crois que la bonne saison pour observer les oiseaux migrateurs en Corée est plutôt l'hiver, de décembre a février.

A coté des étangs il y a des champs humides de lotus et de riz.


les oiseaux que j'ai vus

 le papillon tigre?


 
jeune feuille de lotus


fin septembre ce champ de riz (벼-byeo) n'était pas encore récolté

qui donc se cache dans le riz?

Les nouilles jjajangmyeon

Les restaurants chinois en France et ceux en Corée ne servent pas du tout la même cuisine. Jjajangmyeon est un plat d'origine chinoise, mais après plus de 100 ans de présence en Corée, c'est devenu un plat coréen et les coréens en mangent souvent.

Ce sont des nouilles a la sauce Jjajang, une sauce noire frite. Cette sauce noire est pour moi mystérieuse car je ne sais pas comment elle est faite à partir de soja. Elle est ensuite frite dans une poêle avant d'être mélangée aux nouilles avec plein de morceaux d'ognon et parfois des fruits de mer.
 

Il y a aussi une version instantanée très célèbre : les Chapagetti de NongShim.

samedi 9 octobre 2010

Le PIFF : Pusan International Film Festival


En ce moment a lieu l'un des évènements annuels de Pusan : le PIFF. Cette année c'est le 15e PIFF et c'est devenu en Asie un évènement important pour le cinéma. Pendant le PIFF on peut voir beaucoup de films internationaux qui ne sortent pas forcément en Corée, et la séance ne coute que 5000 wons (3,30 euros). Traditionnellement ca se passait surtout dans le quartier Nampodong (près de la Pusan Tower), mais cette année beaucoup de projections ont lieu dans le récent quartier Centum City, par exemple au Lotte Cinema ou aux cinémas du Shinsegae (le + grand centre commercial du monde).


Aujourd'hui j'ai vu un film canadien (québécois) : "2 fois une femme", un film avec beaucoup d'émotions. Catherine, femme violemment battue par son mari, décide de s'enfuir avec son fils et de démarrer une nouvelle vie cachée avec une nouvelle identité. Le réalisateur François Delisle était sur place à Pusan pour la World Premiere du film.

mardi 5 octobre 2010

L'art de la nacre



En Corée, l'art de la nacre est très présent et sert à décorer des objets comme les armoires, tables, boites à bijoux, tableaux, tampons personnels, pinceaux de calligraphie, etc. Les coquillages utilisés sont surtout les ormeaux (전복-jeonbok en coréen ou abalone en anglais), peut-être parce que leur nacre a de beaux reflets et que leur coquille est très dure. Aussi les coréens aiment la chair de ce coquillage.

Comme tableau de nacre, il y a par exemple le Sibijangsengdo (십이장생도) du Nurimaru APEC House.

 
coquilles d'ormeaux

tableaux faits avec de la nacre

tampons personnels

nœuds décoratifs (maedeup)


pinceaux de calligraphie


chausse-pieds

Pusan Saengtak, le makkoli de Pusan


 

La pub dans le métro le dit : "Pusan Saengtak est un bon ami".
Ce "bon ami" est un makkoli frais de Pusan, légèrement alcoolisé, et pétillant. Fait en mélangeant un riz un peu cuit avec du ferment, a 1000 wons (70 centimes d'euro) la bouteille ce serait dommage de s'en priver,  surtout que c'est bon.